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Jeu Bird Banger

Choisissez un canon à droite, puis cliquez dans la vigne pour le poser · glissez-le pour le déplacer

Vendanger maintenant ?

La saison s’arrête ici. Plus tôt, c’est moins de sucre et un raisin payé moins cher ; plus tard, c’est plus de sucre, mais les bandes d’étourneaux grossissent chaque jour.

A

Vendange

Bird Banger

Vous êtes vigneron. La véraison est passée, les baies se chargent en sucre, et tout ce qui vole dans la région l’a remarqué. Vous avez vingt-quatre jours de septembre, un budget de 3 000 $ et une trentaine de tonnes sur pied à rentrer au chai. Plus vous attendez, plus le raisin vaut cher, et plus les bandes sont grosses.

Le principe

Un canon effaroucheur (bird banger, canon à propane, canon à carbure) est un tube qui fait détoner un mélange de propane et d’air à intervalle régulier. Ça ne blesse personne ; c’est juste très fort. Posez-en dans la vigne : chaque bang fait fuir les oiseaux dans la portée du canon, avec une probabilité qui dépend de l’espèce, de la force de la détonation et de la distance.

Le problème, c’est l’accoutumance. Un canon qui tire toujours du même endroit, au même rythme, devient en quelques jours un bruit de fond que les oiseaux ignorent. Dans le jeu, chaque canon garde une jauge d’accoutumance par espèce. Pour la faire baisser : déplacez le canon d’au moins 25 m (glissez-le), passez son intervalle en aléatoire, ou choisissez un modèle rotatif. C’est exactement ce que recommandent les guides de vulgarisation agricole : un canon qui ne bouge pas ne sert plus à rien après une ou deux semaines.

Les modèles

Chaque canon a un intervalle réglable de 3 à 15 secondes de jeu, une direction (sauf le rotatif) et une case « aléatoire ». Les canons se taisent la nuit : le règlement l’exige, et les oiseaux dorment de toute façon.

Les oiseaux

Merle d’Amérique Turdus migratorius

Seul ou à deux ou trois, il picore les baies une à une dès la véraison. Très craintif : presque n’importe quel bang le fait partir, mais il revient dès que le calme est revenu. Surtout en début de saison.

Jaseur d’Amérique Bombycilla cedrorum

Arrive en petites bandes nomades et avale les baies entières. Peu impressionné par le bruit et s’y habitue très vite : c’est l’oiseau qui use le plus rapidement l’effet d’un canon. Pic de passage à la mi-septembre.

Étourneau sansonnet Sturnus vulgaris

Le grand ravageur des vignobles du nord-est. Les bandes grossissent tout au long de septembre, quand les jeunes de l’année se rassemblent avant la migration. Sensible au bruit, mais c’est le nombre qui fait le dégât : la fin de saison est la sienne.

Quiscale bronzé Quiscalus quiscula

Gros, hardi, avec un bec puissant qui ouvre les baies. Il ne bouge que pour une détonation proche et forte : un canon simple en bout de portée ne l’impressionne pas.

Corneille d’Amérique Corvus brachyrhynchos

Craintive au premier bang, mais elle apprend en quelques détonations qu’un canon qui tire toujours au même endroit et au même rythme ne fait rien. Déplacer les canons et varier les intervalles est la seule parade.

Dindon sauvage Meleagris gallopavo

Arrive à pied par la lisière nord et vide les grappes du bas, lentement mais sûrement. Seule une détonation très proche ou très forte (double détonation, cartouche) le fait courir vers le bois.

Le voisinage

Les canons effaroucheurs sont le premier motif de plainte contre les vignobles. Les guides ontariens et les règlements municipaux demandent typiquement de les tenir à 125 m des habitations voisines, de ne tirer qu’entre le lever et le coucher du soleil, et d’espacer les détonations. Dans le jeu, chaque bang à moins de 125 m d’une maison (les cercles rouges qui apparaissent quand vous posez un canon) fait monter l’humeur des voisins ; à 100, la municipalité vous inflige 750 $ d’amende. Les voisins se calment d’eux-mêmes avec le temps.

Vendanger

Le sucre monte de 17 à environ 24,5 °Brix au fil du mois, et le prix du raisin avec lui. Sous 20 °Brix, le raisin est vert : il ne fait pas de vin, il part en jus à 250 $ la tonne. Le seuil passé, vers le 11 septembre, le prix monte de 900 à 1 650 $ la tonne à pleine maturité. Vous pouvez vendanger quand vous voulez avec le bouton en haut : c’est le vrai dilemme de septembre. Le bilan compare ce que la récolte a rapporté, dépenses déduites, à ce qu’aurait valu une pleine vendange mûre sans un sou de protection, et en tire une note de A à E — une vendange verte ne dépasse jamais D.

Commandes

Ce que le jeu simplifie

Pour aller plus loin : les fiches « Bird control in vineyards » des ministères de l’agriculture de l’Ontario (OMAFRA) et de l’État de New York ; Tracey et Saunders, « Bird damage to the wine grape industry », Bureau of Rural Sciences (2003). Page construite en paire avec Claude.